" Chroniques d'Aujourd'hui "
Email du 26 Janvier 2010
Francine et Jean-Jacques Allaire retournent périodiquement à Mwanza et Ukerewe,Mwanza, le 26 janvier 2010
Chers amis,
Salutations de Mwanza en Tanzanie! Contrairement à l'an dernier, les champs sont bien verts, le maïs est beau, les rizières aussi. Il a plu et il y a encore quelques fois des averses abondantes mais de courte durée.
Nous avons retrouvé avec joie les surs de Capri Point, Anne-Brigitte et Domenica et nous sommes bien installés dans notre petite chambre. L'ajustement à cette Afrique si différente à tous points de vue prendra encore quelques jours. Il faut s'habituer à cette vie toute simple et près des gens. Parce qu'il fait chaud tout le temps et que tout est ouvert, les fenêtres, les portes et qu'il y a aussi des ouvertures dans les murs pour laisser circuler l'air, il y a toujours du bruit le chant des oiseaux sont la première chose qu'on entend le matin, un réveille-matin agréable dès les premiers rayons de soleil, avec les prières du muezzin qui s'élèvent 5 fois par jour; les voitures qui passent, les piétons qui parlent et s'interpellent, les chiens qui aboient, les sirènes de bateaux, etc. Il faut ajuster notre oreille à tous ces bruits de la vie quotidienne qui parfois, il faut le dire, nous gênent un peu.
Hier, nous sommes allés en ville pour faire quelques courses. Nous sommes partis vers 10 h comme de vrais Wazungu, un peu tard car il faisait déjà chaud. La circulation est atroce dans cette ville ou rien ne semble avoir été prévu pour recevoir tant de voitures. Bref, on se félicitait d'avoir décidé d'y aller à pieds et de se joindre à la marée de piétons qui traversent encore les rues n'importe ou. Ici, on roule à gauche et, fait amusant, les piétons circulent de la même façon sur les trottoirs. Comme chez-nous, c'est à droite que ça se passe, on se retrouve souvent à circuler dans le mauvais sens, quand on est à pieds bien sûr.
Mwanza est la deuxième ville de Tanzanie après Dar es Salaam, et connaît ces dernières années un boom économique pas ordinaire. Les buildings modernes voisinent les bâtiments vétustes et en ruines, si les rues et les trottoirs sont en bitume ils ne sont pas moins semés d'embûches qui nous surprennent toujours, p. ex. les trottoirs sont pas mal plus hauts que ceux de chez nous et il y a de gros trous de 20 à 30 cm que rien ne laisse prévoir, et les caniveaux ont un mètre de profondeur. Bref il faut faire gaffe et regarder ou on met les pieds.
Nous sommes revenus vers midi, à l'heure ou les enfants du primaire sortaient de l'école. C'est donc avec une grappe de petites filles par la main que nous avons fait le chemin du retour. How are you? Fine thank you and you? Deux petites filles nous sourient, elles ont perdu leurs dents d'en avant - c'est l'âge : Maneno wapi? Ou sont tes dents? Elles n'en finissent plus de rigoler la main devant la bouche.
Mwanza, c'est le confort urbain que nous apprécions mais nous avons aussi hâte d'aller à Ukerewe ou tout est tellement plus calme. Nous y retrouverons ceux pour qui nous venons en Afrique, les enfants handicapés et leurs familles. Il nous reste quelques démarches indispensables à faire auprès du diocèse, quelques contacts encore à établir et nous partirons.
À bientôt donc, et bonne journée!
Francine et Jean Jacques Allaire, LMNDA
![]() |
||||||