" J'estime que les souffrances du temps présent,
ne sont pas à comparer
à la gloire qui doit se révéler en nous ".
(Rom 8,18)





Les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique
Vous invitent à partager leur espérance et à prier pour :

Sœur Marie-Paul Duban (Paule-Antoinette)



Du diocèse de Lille (France)

De la communauté de Villeurbanne La Fontaine (Rhône)
Entrée dans la vie à Villeurbanne La Fontaine (Rhône)

Le 7 Février 2010

à l'âge de 70 ans, dont 45 de vie religieuse missionnaire.

Sa vie missionnaire s'est déroulée 1 an au Burundi, 25 ans en R.D. du Congo, et 19 ans en France.

Sœur Marie Paul Duban (Paule-Antoinette)
Née le 10 août 1939 à Sainghin en Weppes (Nord)
Décédée le 7 février 2010 à Villeurbanne (Rhône)

Marie Paul est la troisième d'une famille de huit enfants, cinq garçons et trois filles.
Après ses études, elle s'adonne aux travaux de la terre ; elle est aussi institutrice. Ces activités seront une bonne base pour sa mission future. En effet, Marie Paul répond à l'appel du Seigneur et entre chez les " Sœurs Blanches ". Elle fait ses premiers vœux le 11 février 1965. Après une année de formation à Toulouse, elle est envoyée en République Démocratique du Congo. Ce sera son terrain de mission pendant 25 ans. Après avoir étudié la langue du pays, la guerre oblige les sœurs à quitter le Congo et Marie Paul est donc réfugiée pendant un an au Burundi où elle sera monitrice dans un ouvroir de broderie.

Après avoir été animatrice rurale à Burhale, elle fait des études et obtient le diplôme de graduat à l'Institut Supérieur d'Etudes Sociales et le Diplôme de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. C'est ainsi que Marie Paul sera technicienne en développement et en coopérative en R.D. du Congo. Elle se donne de tout son cœur à ceux au milieu desquels elle vit. Elle est proche des personnes en détresse et crée, avec elles, une caisse d'entraide mutuelle qui permettra à ceux qui étaient dans le besoin de recevoir un prêt pour redémarrer. Cette caisse s'est développée et a donné naissance à une coopérative qui est entre les mains de responsables locaux. Vivant aux abords de la forêt tropicale elle met sur pied le syndicat des scieurs de long. Unis entre eux, ils ont pu être forts contre ceux qui les exploitaient.
Marie Paul fait preuve de grandes qualités d'amour, de gentillesse, de zèle apostolique. Soutenue par une foi profonde et par son esprit de prière, Marie Paul a un fort souci des autres et cherche à rendre les gens autonomes.

Elle est appelée à des tâches de responsabilité au sein de la congrégation : elle est d'abord économe provinciale pendant dix ans dans la Province d'Afrique Centrale (R.D.Congo, Rwanda et Burundi) ; ensuite la Province de France la reçoit en mai 1999 pour assurer, pendant sept ans, ce même service d'économe provinciale.

C'est là que la maladie vient la surprendre. Pendant près de cinq ans, Marie Paul va vivre sa souffrance et son offrande au Seigneur dans le silence, ne pouvant plus s'exprimer, mais gardant son cœur attentif aux besoins des autres, fidèle à la prière, à l'Eucharistie quotidienne, aux rencontres communautaires, aux services qu'elle peut rendre. Sa vie silencieuse, ses yeux grands ouverts qui sont sa parole, sa souffrance profonde sont, dit une sœur qui l'accompagne, " un fort témoignage dans ma vie religieuse ".

Son état s'aggrave de plus en plus et le 7 février 2010, paisiblement, elle peut s'abandonner dans les mains de Celui qu'elle a servi dans tous ceux et celles qui vivaient des situations très difficiles.

Au moment de déposer son corps dans la terre, ses consoeurs lui ont offert un bouquet formé par les fleurs de sa gentillesse, de son courage, de son amour, de son zèle apostolique, de sa tendresse et de sa prière. Et elles concluent en disant : " Si Marie Paul avait eu une carte à joindre à ce bouquet, elle aurait écrit : " L'essentiel est invisible… on ne voit bien qu'avec le cœur. "