
" La joie de notre cur vient de Lui,
Notre confiance est dans son nom très saint. "
(Ps 32,21)

Les Surs Missionnaires
de Notre-Dame d'Afrique
Vous invitent à partager leur
espérance et à prier pour :
Sur Marcelle Delhomme (Marie Brigitte)

De la communauté de Chevilly-Larue (Val-de-Marne)
Entrée dans la vie à Chevilly-Larue (Val-de-Marne)
Le 14 Mars 2010
à l'âge de 91 ans, dont 60 de vie religieuse missionnaire.
Sa vie missionnaire s'est déroulée en Algérie,
au Burkina Faso, au Mali et en France
Les obsèques de Marcelle Delhomme seront célébrées
Jeudi 18 mars à 14h45
dans la chapelle de Chevilly-Larue

Sur Marcelle Delhomme (Sr Marie Brigitte)
Née le 12 décembre 1918 à Valence (Drôme)
Décédée le 14 mars 2010 à Chevilly-Larue (Val-de-Marne)
Marcelle est née à Valence le 12 décembre 1918, précédée par un frère et une sur qui deviendra religieuse. Instruite à la maison par sa maman qui était institutrice, elle a ensuite suivi ses études secondaires jusqu'au niveau du Baccalauréat, Puis elle a fait des études et obtenu le Diplôme d'Etat d'infirmière. Elle a 29 ans quand elle entre chez les " Surs Blanches " pour répondre à l'appel du Seigneur à la vie missionnaire en Afrique. Pendant 42 ans elle va mettre toute son ardeur pour accomplir à fond sa mission.
Après une année en Algérie elle est envoyée au Mali, à Mandiakuy, où elle est infirmière dans le dispensaire. Elle sera ensuite au dispensaire ophtalmologique de Nouna au Burkina Faso. Elle reviendra à deux reprises au Mali toujours comme infirmière à Kita et à l'Institut Marchoux spécialisé dans le traitement de la lèpre.Marcelle était d'un dévouement et d'une patience hors normes mais elle souffrait beaucoup, craignant de ne pas en faire assez et voyant tous ces petits enfants emportés par les épidémies de rougeole. Après avoir formé du personnel pour prendre la relève, Marcelle a continué à s'occuper de la santé des prêtres et des religieux(ses) du diocèse.
Mais c'est surtout à partir de 1971 qu'elle va se donner de tout cur à la pastorale des fiancés dans le diocèse de Nouna-Dédougou. Elle allait dans les villages rencontrer les jeunes couples et les aider à préparer leur mariage. Elle envoyait d'abord un petit questionnaire au catéchiste responsable, puis se rendait sur place soit en mobylette, soit, plus loin, en 2CV. Marcelle a gardé dans son cur un très vif souvenir de ces échanges qui se faisaient dans les langues de la région (Bobo-Oulé ou Djula) qu'elle parlait couramment. Après leur mariage, elle continuait à suivre ces jeunes couples. Elle était aussi responsable diocésaine de la Légion de Marie, encourageant les chrétiens à prendre en charge les pauvres de leur paroisse.
En 1995, Marcelle rentre en France laissant une grosse part de son cur à Nouna Mais courageusement, entrant en maison de retraite à Chevilly-Larue, elle cherche à porter encore son aide humaine et spirituelle à des personnes âgées et seules et même à une petite fille qu'elle a la joie de catéchiser.
Marcelle était d'une vivacité extraordinaire et voilà qu'elle doit affronter l'épreuve d'une faiblesse grandissante qui la réduit à l'inaction. Elle reste à l'écoute et surtout elle s'appuie sur la prière à son Seigneur, remerciant sans cesse de tous les soins reçus.
Très doucement elle s'est éteinte le dimanche 14 mars à 21 heures, entourée de l'affection des surs de sa communauté et du personnel soignant. La veilleuse de nuit, congolaise, la prit alors dans ses bras et lui murmura : " Sur, vous avez vécu en Afrique. Alors, repartez là-bas, et veillez sur ceux que vous avez connus. "