Les JMJ sont devenues pour moi une réalité
aujourd'hui.
Vivre ces jours et sentir la force de la jeunesse croyante
est une expérience de foi et de vie fraternelle
possible dans notre monde.
Il est difficile de tout mettre par écrit ; je
choisis donc quelques temps forts qui m'ont touchée
durant ces jours.
Personnellement, j'ai commencé à goûter
à ces journées à Pamplona avec
des missionnaires ressortissants de la région.
Chaque année, le diocèse organise des
rencontres. Notre sur Maité a présenté
un thème sur les jeunes et la mission. C'est
une grande ouverture à la dimension universelle
de l'Eglise qui est présente un peu partout dans
le monde, et qui a besoin d'être encouragée.
Les expériences missionnaires des uns et des
autres sont une richesse partagée et deviennent
source vive dans la vie des hommes et des femmes qui
découvrent Dieu. Dans une ambiance joyeuse, nous
avons fait un mini-pèlerinage avec les jeunes
venus de différents horizons à Javier
d'où était originaire François
Xavier, un grand saint de l'Eglise.
Pour nous préparer à ce pèlerinage,
une veillée de prière, le soir du 12 août,
m'a fait sentir le désir de recueillement des
jeunes. Leur écoute attentive aux enseignements
donnés m'a fort aidée à vivre cette
prière dans une foi profonde. Cette attitude
de cur ouvert à l'écoute intérieure
a marqué les séances de catéchèse
tout le long de ces JMJ.
Le lendemain, pendant l'eucharistie qui nous a réunis
autour de l'évêque, l'action de grâce
a été un moment émouvant pour moi.
Nous avons été choisis à cinq pour
porter les drapeaux de couleur des cinq continents :
bleu, vert, jaune, rouge et blanc. Le vent aidant, ceux-ci
s'ouvraient largement dans l'air et se balançaient
de gauche à droite rythmés au son du chant
et de la musique, et soutenus par les cris de joie des
jeunes et de tous les fidèles réunis pour
célébrer ensemble la force de la vie en
Christ.
Le temps du repas nous a fait voir l'organisation de
la préparation et du partage fraternel de la
paella, cuisson spéciale de riz en Espagne
Les jeunes encourageaient les cuisiniers à leur
passage.
A Madrid, c'était le carrefour des cultures,
des races et des peuples à grande échelle.
Des jeunes et moins jeunes animaient partout avec ce
que j'appellerai la visibilité du JMJ : le sac
à dos, le T-shirt, le chapeau, la croix, les
visages rayonnants, et le sourire aux lèvres.
Chacun dans son groupe a fait une expérience
plus profonde et personnelle, mais les grands rassemblements
nous ont tous donné de vivre une unité
diversifiée mais UNE. Les drapeaux, aussi différents
que colorés, étaient regroupés
autour celui du Vatican, blanc et jaune. Le Pape Benoît
XVI, discrètement, laissait toute la place à
Dieu.
Le chemin de croix du vendredi, a été
signe que le Christ est vivant et que c'est lui qui
nous donne cette joie de célébrer et de
rendre grâce pour notre foi. La veillée
préparatoire à la messe de clôture,
nous a fort rendu solidaire dans l'épreuve de
l'orage " La pluie est tombée, les torrents
sont venus, les vents ont soufflés et se sont
déchaînés contre cette maison, et
elle n'a pas croulé : c'est qu'elle avait été
fondée sur le roc." (Mt7, 25) C'est
ce que je peux dire de cette expérience qui rejoint
le thème des JMJ : " Enraciné
dans le Christ, affermis dans la foi ". Comme
le disait un témoin lors d'une des catéchèses
: " Dès maintenant nous avons à nous
demander chacun : Comment est-ce que je laisse le Christ
s'enraciner en moi ? " Parce que lui est déjà
là en nous, c'est à nous de le reconnaître.
Je termine par un remerciement particulier à
tous ceux et celles qui ont donné de leur temps
pour préparer ces journées. Il y a eu
bien sûr des failles, c'est humain ; tout cela
est grâce et doit nous aider à être
des témoins heureux et vivant du Christ. Le Pape
nous envoie en son nom. Allons donc et portons du fruit
qui demeure. Soyons des semeurs de paix et d'amour dans
notre quotidien. " Vive la jeunesse du Pape ! ".
Sur Jeanne d'Arc.